A480 : il est encore temps…

Publié le dans Positions-Transports & routes

Alors que les travaux d’élargissement de l’A480 et d’aménagement du Rondeau sont sur le point de débuter, de nombreux citoyens se demandent comment il est encore possible de dépenser 300 M€ dans un projet prenant aussi peu en compte la nécessaire transition écologique et énergétique.

Pour mémoire 

En tant que membre du comité de pilotage (avec l’Etat, la Métropole et AREA), le Département est un acteur majeur de ce projet. Malheureusement, les élus des cantons riverains (notamment celui de Grenoble 1 directement impacté) n’ont jamais été associés à ce projet.

Depuis la signature du protocole en 2016, notre position n’a jamais varié. Refusant le statu quo avec une infrastructure actuelle totalement inadaptée, nous avons toujours défendu un aménagement de type « boulevard urbain » limité à 70 km/h sans aucun élargissement permettant de réduire fortement les nuisances pour les riverains (voir notre contribution à l’enquête publique de 2017). Devant le manque d’ambition du projet d’AREA, nous avons été les seuls à voter contre ce projet daté lors de la séance publique du 30 juin 2017 (vidéo du débat de 24 minutes à retrouver ici). Nos amendements sur le fond du projet ainsi que sur la nécessité d’associer tous les riverains ont été unanimement rejetés par droite et gauche non écologiste.

Et maintenant ?

Si le projet en l’état n’est définitivement pas à la hauteur des enjeux, il est encore possible d’en limiter l’impact :

  • construction des murs anti bruits sur l’intégralité du tracé depuis le pont du Vercors jusqu’au pont de Catane ;
  • décision de limiter la vitesse à 70 km/h en permanence ;
  • reboisement à proximité pour compenser l’intégralité des coupes d’arbres ;
  • dès le début des travaux, pour l’accès Nord : mise en place d’une voie réservée covoiturage à partir du péage de Voreppe ;
  • dès le début des travaux pour l’accès Sud : mise en place d’une voie réservée en transports en commun ;
  • attention particulière portée durant les travaux sur l’attractivité des transports en commun et la pérennité des cheminements des modes doux (vélo, piétons) ;
  • mise en place d’un comité de suivi bi-hebdomadaire des travaux avec les associations de riverains et d’usagers afin de limiter les nuisances de travaux et les impacts de la future infrastructure.

Il est du devoir du comité de pilotage d’entendre les revendications légitimes des riverains et des citoyens engagés au quotidien dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Cela est d’autant plus important que le rapport d’enquête publique de 2018 a durablement sappé la confiance des citoyens en adoptant des positions climatosceptiques caricaturales.