Bientôt la neige quatre saisons coûte que coûte ?

Publié le dans Positions Agriculture, Economie et Tourisme, Positions Environnement-Transition énergétique

Le 20 octobre dernier, plusieurs délibérations ont été votées concernant directement le soutien immuable du tout ski, coûte que coûte.

Si nous avons voté en faveur d’aides pour les grandes visites des équipements des domaines skiables gérés par le public, nous souhaitions vous faire part de notre désapprobation s’agissant de la nouvelle fuite en avant de la politique départementale en matière de tourisme durable en montagne et de bon usage de la ressource en eau.

  • En effet, Olivier Bertrand en séance publique a eu l’occasion de redire comment, en cette période d’étiage historiquement bas de plusieurs cours d’eau isérois, le soutien systématique du département pour la neige de culture à travers le financement des canons à neige ou de nouvelles retenues collinaires, accentuait en réalité les conflits d’usage de la ressource en eau.
  • C’est ainsi que nous avons approuvé une délibération dont l’objet était justement de financer une étude globale sur les impacts possibles de la neige artificielle en particulier sur la ressource en eau. Tout en votant cette délibération, nous avons dénoncé l’hypocrisie du département qui commande une étude alors qu’il a déjà versé aux stations plus de 600 000 € d’aides pour les canons à neige !
  • Pour illustrer une fois de plus  la politique pro neige vaille que vaille de cette majorité, désormais le département préfère faire miroiter aux stations une solution soit disant 100% écologique mais qui pourrait très vite s’apparenter surtout à du 100 % neige toute l’année -:) En effet,  le département va désormais soutenir une start-up iséroise dont on ne sait pas grand-chose, sauf qu’elle a déjà des concurrents, dans l’expérimentation d’une neige artificielle qui « s’affranchir(a) des paramètres météorologiques et des contraintes environnementales » en produisant de la neige jusqu’à + 20 degrés et même 7 degrés de température au sol. C’est sûr, de cette manière, quand on croit faire un pas en avant, c’est finalement trois pas en arrière qui sont franchis.
  • Enfin, le département a sollicité les élus  pour voter une aide à la commune de Saint-Pierre-de Chartreuse, qui rappelons-le, est sous tutelle de l’État. Cette aide est de 112 000 €, elle participera à combler partiellement le déficit du syndicat intercommunal à vocation unique qui gère le domaine de ski. Nous nous sommes abstenus car nous comblons un déficit alors que déjà le département avait donné 500 000 € de subvention pour la construction d’un nouveau télésiège au Planolet qui devait être amorti à la saison 2016/2017…on connait la suite.