A l’heure de la COP21, que fait le Département?

Publié le dans Positions, Positions Environnement-Transition énergétique

Communiqué de presse du 1er décembre 2015

Alors que la 21eme conférence sur le climat vient de s’ouvrir à Paris, nous espérons vivement la signature d’un accord ambitieux afin de limiter la hausse des températures à 2°C. Si un accord au niveau des Etats est indispensable, il ne sera pas suffisant. Heureusement, les initiatives des collectifs citoyens et des collectivités locales se multiplient afin d’opérer la transition vers la fin de la dépendance aux énergies fossiles. Le Département de l’Isère a l’opportunité d’y prendre toute sa part.

Dès les premiers jours de mandat, la suppression de la Vice-présidence chargée de l’environnement laissait craindre une prise en compte marginale de cet enjeu dans la conduite des politiques publiques. Aujourd’hui, c’est le Rapport annuel des actions pour le Développement Durable du Département, que nous attendons encore, alors que c’est un document réglementaire obligatoire et traditionnellement publié avant le débat d’orientation budgétaire.

Au-delà de ce manque de perspective, nous déplorons surtout l’obstination à défendre de nouveaux projets routiers, comme l’élargissement de l’A480. Cela ne réglera jamais les problèmes de la circulation dans l’agglomération, bien au contraire. La modernisation aveugle des infrastructures routières comme axe central du plan de relance, annoncé par le Président du Département lors de son investiture, est un contre-sens complet étant donné les enjeux du dérèglement climatique. Les 100M€ du Plan de relance auraient été bien plus utiles à un plan de rénovation thermique des bâtiments. Tout en profitant aux entreprises locales du BTP, ils auraient permis aux Isérois de faire des économies de charges et de préparer la transition énergétique.

Toutes les collectivités doivent prendre leur part dans la réduction des gaz à effet de serre : Il n’est pas trop tard pour infléchir le plan de relance. C’est dans cette perspective que nous porterons lors du vote du budget 2016 un vœu de désengagement des énergies fossiles, comme cela est discuté dans de nombreuses collectivités locales aujourd’hui.