Écho de la session du 20 octobre 2016

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Écho de session du 20 octobre 2016

Nous étions réunis en séance publique le jeudi 20 octobre pour la deuxième série d’ajustements budgétaires 2016.

Vous trouverez dans cet écho de session les principaux sujets qui ont fait débat ainsi que nos positions :

Action sociale :

L’exécutif de droite annonce une baisse de 4M d’euros pour le budget RSA et ose prétendre que, en plus de la conjoncture nationale, ce sont ses orientations politiques, avec la cellule de contrôle et la politique volontariste de contractualisation vers l’insertion et l’emploi qui produisent ce résultat !

Nadia Kirat a dénoncé ces effets d’annonce biaisés : comment pourrait- il en être le cas puisque cette cellule de contrôle des fraudeurs vient à peine d’être mise en place et que l’expérimentation de l’incitation de l’engagement des allocataires dans les associations ne sera généralisée qu’au printemps 2017…

Cette majorité s’attribue des mérites qui ne sont pas les siens : la chasse aux fraudeurs et aux assistés ne constitue en aucun cas une politique d’insertion. D’autant que, au lieu de renforcer les outils qui existent (missions locales, tissu associatif, crédits politique de la ville) et qui participent de l’insertion, l’exécutif de droite les fragilise en baissant régulièrement et drastiquement les subventions.

Nadia Kirat a démontré les contradictions qui révèlent une absence de politique réfléchie et pertinente d’insertion et n’aboutissent qu’à l’inconséquence.

  • Nous nous sommes abstenus sur cet ajustement budgétaire.

 

Et notre communiqué de presse pour aller plus loin

Transport-santé publique :

Sur ce chapitre, nous avons défendu un amendement pour que le Département propose des mesures de gratuité (partielle ou totale) sur les lignes Trans ’Isère durant les pics de pollution, comme cela est le cas sur le réseau TAG. Cet amendement a été balayé par la droite dans un débat caricatural.

Sans nier les difficultés spécifiques d’une telle mesure appliquée au réseau Trans’ Isère, il est surtout déplorable de voir les approximations de la droite iséroise en la matière : ignorance que les premiers touchés par la pollution environnementale sont les populations les plus modestes qui vivent à proximité des axes surchargés, confusion entre gaz à effets de serre (qui contribuent au réchauffement climatique) et particules fines (cancérigènes et génératrices d’asthme) émises par les voitures anciennes et diesel, croyance persistante qu’augmenter la capacité des infrastructures routières est une solution durable aux problèmes de bouchons.

Cette croyance est pourtant démentie dans les faits depuis des dizaines d’années. Cela a même été modélisé et étudié par M. Braess, mathématicien qui a montré qu’une augmentation de la capacité des routes peut aboutir à une hausse des temps de trajet, générée par l’effet d’aubaine des nouveaux axes qui étaient alors plus emprunté.

En savoir plus :

Après l’opération de communication des Assises de la Mobilité, il est regrettable de voir que les politiques de mobilité et de santé publique ne soient pas le produit d’une réelle réflexion alimentée par les expériences étrangères qui marchent et les avis des spécialistes reconnus.

  • Nous avons également voté contre ce chapitre du budget.

Benjamin Trocmé a tout naturellement rétabli quelques éléments de vérité concernant les approximations en matière de santé publique de cette majorité :

Tourisme

Dans la lignée du changement de nom de l’aéroport de St Geoirs, en aéroport « Grenoble Alpes Isère », le Département souhaite promouvoir la marque « Alpes Isère ». Une campagne publicitaire a été lancée en ce sens avec un spot télévisé.

Olivier Bertrand a donc réagi en s’interrogeant sur l’opportunité de cette 3ème  campagne (montant cumulé de 500 000 €) du département visant à mettre en avant la destination « Alpes Isère »  qui est une marque de territoire énigmatique pour une grande majorité des futurs touristes. A l’heure où les départements sont remis en cause en tant que collectivité (mille-feuille territorial), et étant donné la variété des territoires en Isère, créer une marque « Alpes Isère » est un contresens historique en plus d’être réducteur. Il serait plus judicieux d’exploiter les images de territoires déjà existants comme le Vercors, la Chartreuse, le Dauphiné ou bien Grenoble !

Environnement-aménagement

Enfin, Véronique Vermorel a également émis des réserves sur la politique de préservation de l’environnement. En effet, l’internalisation de la gestion des espaces naturels sensibles, sous couvert d’économies, ainsi que la remise en question du mode de financement du CAUE (Conseil d’Architecture, d’urbanisme et de l’Environnement), tous deux financés par la taxe d’aménagement, inspirent à la prudence et dénotent une volonté, à défaut de contrôle, au pire, de réduction des ambitions dans ce domaine.

Pour rappel, le CAUE a pour objectif de promouvoir la qualité de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement dans le territoire départemental, l’architecture, les paysages et le patrimoine étant d’intérêt public.