Retour sur les « Rendez vous de la mobilité »

Publié le dans Positions, Positions-Transports & routes

Jeudi 4 février avaient lieu les premiers « Rendez-vous de la mobilité » organisés par le Département et destinés à associer tous les acteurs (institutionnels, économiques, associatifs, citoyens) à la réflexion sur l’amélioration de l’accessibilité de l’agglomération.

Après une introduction générale des Présidents Barbier et Ferrari et du Préfet de l’Isère, la petite centaine de participants s’est séparée en trois groupes pour travailler sur les thématiques : « Accessibilité et attractivité économique », « Nouvelles mobilités » et « Futur réseau Trans’Isère ».

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Alors que l’introduction du premier atelier du débat avait tenté d’orienter le débat sur de nouveaux aménagements autoroutiers, la réalisation d’une ligne grande vitesse entre Grenoble et Lyon, le développement du transport aérien, ces points n’ont rencontré qu’un écho très relatif dans l’auditoire. Avant un compte rendu circonstancié promis sur le site du Département, voici quelques prises de position méritant réflexion :

  • Le consensus sur l’urgence de l’aménagement du Rondeau a été réaffirmé.

  • Le Président Barbier dit ne plus défendre un « élargissement de l’A480 » mais « un réaménagement ». En écho à son hommage introductif au projet de « Métropole apaisée » (« un bon projet » !), il n’a pas exclu une limitation à 70km/h sur l’A480 (uniquement en heure de pointe malheureusement, ce qui pourrait contraindre les aménagements à un vitesse supérieure, et donc des gabarits éloignés d’un boulevard urbain).

  • Le Président Barbier a également annoncé que la relance de l’A51 n’est pas d’actualité et qu’il n’a pas envie de créer un itinéraire de délestage de l’A7. L’autoroute A51 n’est pas appelé à figurer dans aucun objectif de l’étude technique qui sera commandée pour un réaménagement de l’A480.

  • La nécessité d’un projet multimodal a été réaffirmée par tous, de nombreux participants avançant des solutions de bon sens (souvent reprises dans le rendu des ateliers) : développement du télétravail et horaires décalés, réelle politique départementale de covoiturage (avec éventuelle adaptation des tarifs), billettique unique, auto stop organisé…

  • Le processus de réorganisation du réseau Trans’Isère autour de grandes lignes structurantes (type express) n’en est qu’au tout début. La discussion a cependant permis de poser des principes intéressants, notamment sur la manière de gérer les correspondances pour limiter les ruptures de charge. C’est actuellement un des points faibles des réseaux grenoblois (et isérois plus généralement).

Pour faire suite à cette première matinée, de nouveaux rendez-vous sont prévus à La Mure (3 mars) et dans le Nord isère (7 avril à confirmer) , ainsi que sur l’agglomération grenobloise plus tard dans l’année. Il conviendra de lire avec attention les comptes rendus de cette session et de suivre l’évolution des débats. Mais en l’état, il semble émerger un espace de débat, auquel nous apporterons notre contribution bienveillante (mais vigilante).