Transports urbains : le grand bond en arrière de la majorité socialiste sortante, soutenue par la droite

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Le Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) organise les transports dans l’agglomération grenobloise.

Comment est-il financé ?

Contrib. au SMTC

Fin 2014 et de manière unilatérale, le Conseil Général a décidé de fortement baisser sa participation au SMTC passant de 35M€ à 25M€. Le financement étant paritaire, la Métro a elle aussi dû baisser sa participation au même montant. Ce désengagement massif est une première : jusqu’en 2014, la participation des collectivités augmentait chaque année.

Mais pourquoi une décision aussi brutale ? Les arguments de la majorité départementale sortante

Le passage en métropole de la Métro, et son nouveau statut juridique conduirait au transfert de nombreuses compétences dont les transports publics urbains, ce qui justifierait un retrait unilatéral du Conseil Général des transports publics grenoblois.

Cette explication ne tient pas la route !

La Métro était déjà compétente pour les transports urbains avant le passage en métropole et ce changement n’a rien changé pour le financement du SMTC. Il s’agit donc bien d’une vision régressive et d’une méconnaissance totale d’André Vallini des réalités de vie des habitants de l’agglomération. Il n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer au Dauphiné Libéré en novembre dernier qu’il y avait probablement trop de trams à Grenoble ! … Mais peut-être ni lui, ni les élus UMP qui ont voté cette délibération avec lui, n’ont-t-il jamais pris le tram à 8h du matin ?
Dans le même temps, les élus sortants de l’UMP comme du PS ont repris le combat pour l’achèvement de l’autoroute A51, pour l’élargissement à 2X3 voies de l’A480, la construction d’un nouveau pont sur le canton d’André Vallini et le doublement des axes routiers du Nord-Isère. Preuve s’il en est que cette décision qui pénalise les habitants de l’agglomération n’est pas prise pour des raisons budgétaires mais pour des raisons idéologiques : il y aurait selon lui trop de transports publics et pas assez d’autoroutes en Isère.

Nos engagements

Une fois élus, nous nous engageons à rétablir le niveau de financement du SMTC au niveau antérieur afin de maintenir le niveau de service actuel et offrir de nouvelles perspectives : prolongement futur de lignes de tram (ligne A notamment), gratuité pour les 18-25 ans. Nous proposerons également la création d’une nouvelle autorité organisatrice de transports sur l’agglomération élargie (intégrant le Voironnais et le Grésivaudan).
Mais, évidemment, les transports publics ne peuvent pas à eux seuls être la solution aux bouchons et à la pollution de l’agglomération. Il n’y a d’ailleurs pas une seule solution miracle, mais une logique d’ensemble qu’il faut promouvoir avec les transports urbains, le développement du vélo, l’incitation au covoiturage pour l’accès à l’agglo, l’accentuation des Plans de Déplacements Entreprises, le cadencement des TER. Il faudra également traiter les points noirs routiers, et en premier lieu un réaménagement de l’échangeur du Rondeau, sur lequel la Métro et la Ville de Grenoble se sont récemment engagés. La réflexion sur un transport par câble entre Sassenage et Saint Martin le Vinoux devra également être soutenue.
Au moment où la France va accueillir la COP 21, le sommet « de la dernière chance » pour le climat à Paris en décembre, nous, élus du Rassemblement des Citoyens, prendrons les décisions qui s’imposent pour faire de l’Isère un département à la pointe de la transition écologique et sociale.

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